CAG a un projet de prospection au Botswana, le projet Kraaipan. Les terrains sous droit d’exploitation s’étendent vers le nord– ouest de la ceinture archéenne de diorite de Kraaipan à partir de l'Afrique du sud. Cette ceinture de diorite s'est avéré être une possibilité d’exploitation d’or (jusqu'à quatre millions d'onces provenant d’extractions et de ressources antérieures à Golden Ridge et 240.000 onces à Goulplaats Project), de platine et de minerai non précieux en Afrique du sud. Au Botswana, la région concernée n’a pas encore été soumise à une prospection rigoureuse.
CAG a une participation majoritaire de 100% à Gold Tau Mining Ltd (Golden Tau). En 2005, Gold Tau Mining Ltd (Golden Tau)a aménagé un programme de prospection sur les 872km² couvrant la zone de Kraaipan dans le Botswana méridional. Des études antérieures ont été menées par le Botswana Geological Survey (1985, bulletin 28), comprennant des travaux de cartographie et de regroupements de données de la région. Billiton a également prospecté le secteur pendant les années 80, à la recherche de sulfures Cu-Ni et Cu-Pb-Zn. Des aperçus magnétiques aériens ont été utilisés pour survoler la secteur, délimité par un interlignage de 250m. Ampal a également survolé cette même zone en suivant les lignes nord-sud lors d’un programme de prospection de kimberlite.
La découverte de la mine Goldridge en Afrique du sud a incité Réunion Mining (Botswana) à entreprendre une phase de prospection d'or avec la participation de First Quantum Minerals et d’Ashanti. Réunion Mining a exploré la surface de la région sud. Ces activités ont inclus la reconnaissance de terrain au moyen d’aperçus magnétiques aériens et de datation radiométrique avec un interlignage de 150 mètres suivi d’un prélèvement à haute sensibilité de sol (inférieur à 53 micron) issu de la zone de roches ferreuses. Trois zones d’anomalies géologiques ont été soumises à des études de délinéation. Ces études ont abouti à un programme de forage à circulation inversée (RC), forant 78 trous et dont la profondeur totale atteint 3971 mètres, les traversées étant à 200 mètres de distance. Les meilleures intersections de forages ont donné les résultats suivants : 13m @1.71 g/t Au, 5m @2.2 g/t, Au, 9m @1.1g/t Au et 21m @ 1.0g/t Au.
Il en a été conclu que l’objectif de forage suivi n'était pas optimal car l’étude d’origine de l’échantillon de sol composite de la concession Réunion pouvait être potentiellement erronée et que des quantités minimales à un état plus brute (selon la ratification de Geological Survey et Tau Mining) sont considérées comme des indicateurs plus fiables. En outre, il est reconnu que ces quantités minimales granuleuses et fines sont facilement transportées par l’érosion de vent, et disséminées dans la masse sableuse du Kalahari.
En 2004, Tau Mining a survolé en hélicoptère une partie de la région sous droits d’exploitation, pour mener une étude EM (électromagnétique) (aussi appelé étude VTEM). L’interprétation révisée des études aéromagnétiques ainsi que les nouvelles données de VTEM ont permis d’identifier plus de 50 secteurs possibles de prospection qui ont été maintenant localisés et examinés sur le terrain en utilisant une méthode géophysique VTEM de sol. Ce travail a permis pour la première fois d’établir une cartographie géologique détaillée de la ceinture. Un premier programme de sept trous de forage rc (1025m) a été entrepris pour tester les trois zones géophysiques et géologiques décrites. Tous les trous de forage ont intersecté plusieurs couches de diorite comportant des intrusions volcaniques mafiques invariablement mêlées à des formations ferreuse et des unités rocheuses et occasionnellement des roches ultramafiques (talcose). Le rendement d'or le plus élevé est de 0.83 g/t et les sulfures disséminés expliqueraient l'anomalie VTEM. Les anomalies VTEM les plus fortes sont encore sous inspection de forage. Ces travaux ont permis d’identifier de nouveaux secteurs faisant partie des permis d’exploitation de la société en vue d’une éventuelle prospection des gisements d’or.
Bien que les gisements de minéraux d’or ciblées appartiennent au même schéma de la minéralisation mésothermique archéenne, aucune zone de minéralisation n’a encore été délimitée de façon définitive. Ces zones de minéralisation comprennent, par exemple, des sulfites disséminés dans les formations ferreuses bandées (BIF) et des inclusions de porphyre, un couloir de cisaillement relatif à la minéralisation reposant sur des contacts rhéologiques, telles que des roches mafic et des sédiments chimiques, à l’intérieur d’ombres de pression associées à des intrusions tectoniques granitiques syn–to–late.
Aucune évaluation des ressources minérales n’a eu lieu sur cette concession.
La prochaine phase d'exploration sur le permis de Kraaipan nécessitera une cartographie structurelle plus détaillé ainsi que l’intégration de l’imagerie ASTER avec des groupements de données existants. Les objectifs éventuels seront révisés et de nouveau prioritaires. CAG a requis le regroupement de ces données, utilisant la télédétection et les interprétations structurelles. Les objectifs prioritaires seront testés sur le terrain avec une utilisation systématique de forages RC (Reverse Circulation) et/ou DDH (Diamond Drill Hole) là où le besoin se fera sentir.
Le Botswana, un des pays africains le plus stable, est le pays ayant une démocratie à multi–parti la plus longue.
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