Le Mali est l'un des pays les plus riches en or, tout en restant cependant le moins exploité d’Afrique. Les régions situées au sud et à l’ouest reposent essentiellement sur des sous-sols de base protérozoïque, datant de 2.3 à 1.9 milliards d’années, et des terrains volcanosédimentaires et granitiques. L’ensemble de ces terrains constitue les terres tectono-stratigraphiques de Birimian et renferment d’importantes mines d'or particulièrement actives ainsi que des dépôts reconnus. Le Mali est devenu la troisième région d’Afrique la plus grande productrice d’or et affiche des coûts de production de ses mines les plus bas au monde. Jusqu'à présent, plus de 20 millions d'onces d'or ont été découverts au Mali occidental, avec une concentration dans la zone de Kedougou-Keniéba Inlier. L’Inlier héberge l’AngloGold Ashanti ainsi que les mines de d'IAMGOLD à Sadiola et Yatela. Randgold Resources a récemment ordonné et financé l'exploitation de Loulo-Yalea où les réserves globales de minerai dépassent les 9.9 millions d'onces d'or à 4.12g/t.
Au sud du Mali, l'exploration à Morila a déjà produit plus de 3 millions d'onces d'or, et détient plus de 2 millions d'onces exploitables (les réserves actuelles sont à 2.73 millions d'onces sur 3.5 millions d'onces de ressources). La mine de Syama (plus 6 millions d'onces de ressources) a été remise en exploitation par Resolute Ltd.
En dépit de la croissance récente dans le secteur de l'extraction d'or, le Mali reste encore un pays jeune où les techniques modernes d'exploration viennent juste d’être introduites. L'agrégation récente de la géophysique aérienne sismique à la compétence ancienne de CAG dans la détection, soutiendra les études régionales définissant les objectifs qui créeront en fin de compte les flux de projets susceptibles en de multiples exploitations.
CAG est engagé dans deux entreprises à participation au Mali, à savoir Mali Mining House JV et la deuxième, Mani JV. Ces deux JV sont l’une comme l’ autre administrée par les sociétés Mali Gold Fields et Songhoi Ressources SA. CAG détient 80% du capital souscrit des deux entreprises.
CAG et Mali Mining House (MMH) ont fondé Mali Gold Fields pour gérer l'exploration et le développement de 20 permis d’extraction d'or couvrant approximativement 2,500km² de la prometteuse ceinture d'or de Birimian dans le sud et l’ouest du Mali. MMH a été elle-même fondée par des membres de l’Union Nationale Malienne des Opérateurs Miniers (UNOMIN), un groupe d’actionnaires maliens.
Mali Gold Fields exercera ses prérogatives de titulaire de permis émis par le Ministère malien des Mines, de l'Energie et de l'Eau. CAG fournira les ressources techniques et financières nécessaires pour faire avancer les divers projets. MMH souscrira 20% du capital encore libre à l’achat.
Durant l’année 2006, CAG a achevé une première estimation technique de ces avoirs fonciers (il y en avait 43 à l’origine) et a depuis regroupé prioritairement 20 permis. À cet égard, la géologie de base, la géochimie de sol et les données géophysiques aériennes auxquelles s’ajoute l’apport d’image satellite, ont été mises en commun pour chaque concession. Des programmes de suivi sont actuellement mis en place pour chacune d’entre elles, le portefeuille sera donc consolidé en 2007.
Mali Gold Fields est le détenteur des droits de concession suivants :
La minéralisation mésothermique de l’or se produit à l’intérieur des strates de Birimian sous de multiples aspects différents, et en règle générale elle est asservie à des structures de premier et second degré à l’échelle régionale qui sont transgressives vis-à-vis des strates. On trouve l’or en général là où des types de roche de contraste rhéologiques qui ont subi des déformations créant des structure favorisent des écoulements de fluides à partir desquels toutes sortes de combinaisons disséminées de veine, de brèche, d’intrusions (par exemple de porphyre, de quartz) et de repositionnement sont susceptibles d’évoluer. Les concessions de Mali Gold Fields sont situées sur des terrains à intrusions volcanosédimentaires et granitiques qui ont tous fait la démonstration d’une anomalie régionale. Il est à noter que la composition structurelle de la minéralisation est un facteur déterminant dans la définition des objectifs d’exploration et détermination de leurs priorités, un champ d’expertise dans lequel CAG est spécialisé (voir chapitre « Technologie »). CAG a développé un modèle productif pour l’exploration de la zone de Birimian, et poursuit la finalisation des contrats touchant au droit d’exploitation du minerai dans les régions retenues.
Au Mali, le défi de la localisation de la minéralisation d'or est contrecarré par la vaste couche de latérite (ferricrete : brèches ou conglomérats cimentés par des composés ferriques) qui recouvre le sol malien. Cette latérite rend difficile l'utilisation des techniques conventionnelles d'exploration. En combinant l’emploi de techniques telles que l’imagerie satellite, les études magnétiques aériennes et radiométriques et une géologie disponible, les interprétations de structures procurent une base pour définir les modèles géochimiques régionaux. Cependant ce sont finalement les méthodes au sol détaillées comprenant des recherches géophysiques (IP), la cartographie régolothique, le RAB à faible profondeur, et/ou le forage RC de premier échelon qui sont indispensables pour "accrocher" des indices de minéralisation sous la couche (de 3 à 20m).
L'exploration et les étapes du suivi en sont encore à leurs débuts et, en tant que telles, les ressources en minerai appartenant aux concessions, n’ont encore été décrites.
Les programmes de suivis conçus par CAG sur chacune des 20 propriétés, sont actuellement en cours d’application. Ces programmes sont tous concentrés sur des objectifs résultant du regroupement précédent de données pendant l’année 2006. Ils constitueront le filtre actif qui fixera parmi ces objectifs, les propriétés qui aboutiront ensuite à des essais de forage pendant la campagne 2008 (de nov. 2007-July 2008).
Le 26 juillet 2006, CAG est entrée dans une entreprise à participation avec la compagnie d'exploration malienne Mani SARL (Mani) pour étudier trois permis d'exploration d'or dans la zone de Keniéba à l’ouest du Mali. CAG consolidera l’exploration de ces concessions par le biais d’une entreprise en participation, Shongoi Ressources SA dont CAG détient le capital à hauteur de 80% et Mani les 20% encore libre à l’achat. Actuellement la concession la plus intéressante est Medinandi au Mali occidental.
Songhoi Ressources SA est le détenteur des droits de concession suivants:
La concession de Medinandi (approximativement de 154km²) est située dans la partie sud de Keniéba, à environ 40km au sud-ouest de la ville de Keniéba. L'or a été découvert pour la première fois dans cette concession par un géologue français en 1953. Malgré de nombreux programmes établis plus récemment, (deuxième partie des années 90), une grande partie est restée inexplorée en raison de la couche épaisse de latérite (ferricrete)
La concession est située sur des évasements structurelles provenant de la zone de cisaillement du Sénégal-Mali (SMZ), elle-même associée aux gisements principaux d'or dans ce secteur tel que Sadiola et Loulo/Yalea. La concession de Medinandi comprend également des ensembles et des structures géologiques comme celles qui abritent les concessions multi-millionaires de Loulo et les dépôts de Yalea à 60 km au nord encore que ceci soit évident lorsque les roches d’intrusion ont considérablement plus évolué conjointement avec la minéralisation de l’or.
La concession de Medinandi est largement recouverte de ferricrete (latérite) jusqu’à 10m d’épaisseur. Tout le champ des modèles de minéralisation est encore à définir, toutefois les observations régionales et les travaux précédents indiquent un modèle prédominant des zones de dilatation maîtrisées structurellement et exploitant des relations d’ordre lithologique contrastant rhéologiquement (schistes charbonneux, grès grossiers, tourmalines de quartz, porphyres de quartz et intrusives granitiques qui s’y relient). La minéralisation d'or est liée à la silicification, à la carbonisation, à la formation de brèches, aux déformations de roches fragiles et ductiles et à une phase associée d’imprégnation de sulfide qui est généralement de la pyrite. Les assemblages de transformation comprennent la silice, le carbonat, l'albite, le chlorite et le sericite.
Dans la zone principale de Fadougou le système minéralisé est large d’un 1.8m au sud (Au 5g/t), 2.6m au centre (Au 4.9g/t) et 5.5m (Au 5.2g/t) dans la partie nord du dépôt. Ce qui encourageant, c’est que à partir des ressources de Randgold dégagées par leurs forages passés et leurs observations géologiques, la minéralisation s’élargit au nord, un secteur donc, qui mérite d’être attentif à l’avenir. Le rapport annuel de 2001 de Randgold mentionne que le trou WAG Me23 situé au nord est productif à 25 mètres.
CAG fore actuellement dans la zone principale de Fadougou et le projet de Medinandi . Ce programme valorisera les trois premières campagnes de forage qui ont généré par déduction une gamme d'évaluation de ressources de l'ordre de 100.000 onces d'or (rapport annuel des ressources de Randgold 2001 ). CAG table sur une réévaluation de la ressource en minerai au second trimestre de 2007.
CAG a assemblé les données géologiques existantes et a conçu un programme d'exploration systématique pour le domaine de Medinandi. Les apports d'Aster (radiomètre de pointe des émissions thermiques véhiculées dans l'espace et de la réflexion), des interprétations de l’imagerie et des structures associées avec les éléments multiples de la géochimie du sol ainsi que les synthèses obtenues par les systèmes de l'information géospatiale sécurisent les éléments fondamentaux de la fixation des objectifs prioritaires. Un grand nombre d'objectifs de forage a déjà été identifié comme proche, ce qui comprend la validation des forages précédents et des ressources en minerai que l'on en a déduites. Le programme de forage a démarré début janvier 2007.
Le programme de forage de CAG est centré sur la validation et le développement de l'objectif de la zone principale à 3 kilomètres de Fadougou, la confirmation du gisement de la continuité géologique d'une solide anomalie géochimique adjacente de 2000 mètres d'or souterrain (appelée la Promesse de Medinandi ) tout comme la validation préalable d'un certain nombre de nouveaux objectifs structurels dans la zone, identifiés à partir d'un exercice de classement de priorités d'objectifs. Cette période de forage impliquera de combiner la percussion à circulation inverse (rc) et le forage à âme de diamant en totalisant plus de 15.000 mètres.
La concession de Medinandi comprend aussi quatre autres objectifs distincts de surface tracés lors d'une exploration antérieure par Randgold: Tintiba, Bakalobi, Betakili et Termite. Tintiba et Bakalobi sont les objectifs de forage où l'on tirera avantage en priorité du Rab (système rotatif à air comprimé).
CAG croit à l'existence de futures potentialités en dessous des vastes zones de latérite, là où les structures régionales sont cachées. Les phases de la future exploration seront structurées afin de comprendre une prévision de forage à air comprimé à cause de l'épaisseur de la surcharge (3 - 10 mètres).
Plus de 20 million d’onces d’or ont été découvert dans l’ouest du Mali; la mine de Morila mine dans le sud, a produit plus de 3 million d’onces parmi les 2 million de réserves restants.